DERIERE LES PHOTOS

Le ciel d'Ethiopie

 

Suite au tournage illicite du premier film sur Dr Jack pour France 2, je n’ai plus pu retourner en Inde durant des années.  Le gouvernement Bengali me recherchait pour me faire payer la médiatisation du médecin des rues. Le hasard d’une rencontre a fait que je me suis retrouvé dans un vol pour Addis Abeba, presque contre mon gré. Prisonnier de l’Inde, magnétisé par Calcutta, je peinais à considérer partir pour une autre destination. 

Quelle chance j’ai eue ce jour là! l’Ethiopie allait m’accueillir de toutes ses Lumières.

Dès les premiers jours, j’avais l’impression que mes yeux s’ouvraient pour recevoir une certaine  grâce. Tout me semblait pur et nouveau, c’était exaltant, j’étais heureux comme rarement !

 

Mais ce sont les cieux qui m’ont fasciné. Ils semblaient commencer à mon pied droit pour se terminer à mon pied gauche. Ils étaient démesurés, torturés par des courses constantes de nuages. Ils semblaient avoir une existence propre. J’avais constamment l’impression de marcher dans les cieux, comme enveloppé de nuages. Le jour semblait fuir à grandes enjambées, tandis que moi je tentais vainement de le poursuivre en cherchant des angles idéaux. 

J’aimais mon 24 millimètres qui fut mon plus fidèle compagnon.

Les étendues célestes que j'ai photographiées en Abyssinie sont comme tatouées dans mon âme. A chaque fois que j’ai le blues, je replonge ma tête, mes yeux dans ce bleu incroyable, dans ces immensités qui me remplissent de nostalgie.

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